Actuellement, 3 organisations sont membres de l’ASAV :

UNIDEC

Ecoles de conduite

L’organisation regroupe 480 entreprises qui emploient 3.836 salariés

SNCTA

Contrôle technique

Regroupe 547 entreprises qui emploient 904 salariés.

SPP

Spécialistes pneumatiques

Regroupe 976 entreprises qui emploient 13.278 salariés.

Le poids économique

Permis de conduire B délivrés en france métropolitaine en 2016 (Source DSR 2016)

Contrôles techniques effectués en 2016 (source UTAC/OTC)

Pneus tourisme vendu en 2016 (Source GfK-SPP)

UNIDEC

Union Nationale des écoles de conduite

SNCTA

Syndicat National du Contrôle Technique Automobile

SPP

Syndicat des Professionnels du Pneu

Son Histoire
L’UNIDEC (Union Nationale Intersyndicale Des Enseignants de la Conduite) a été créée en 1982.
Présentation
Elle a pour but :

  • de fédérer et de défendre les professionnels de l’enseignement de la conduite et de la Sécurité Routière,
  • de faire des propositions constructives pour que notre métier continue d’exister et d’évoluer avec pour seule finalité l’amélioration de la Sécurité Routière.

L’UNIDEC regroupe dans toute la France, y compris dans les départements d’Outre-mer, plusieurs centaines d’exploitants d’écoles de conduite, qui se caractérisent par leur volonté de progrès visant à faire avancer une profession qui ne veut pas « rester dans l’immobilisme ».

Les adhérents à l’UNIDEC sont soit des indépendants soit des exploitants issus de différents groupements professionnels, et ce, indépendamment de la taille de leur entreprise.

Son Histoire
Le Syndicat National du Contrôle Technique Automobile a été créé en 1987, bien avant que la réglementation impose le contrôle technique en France, en 1992. Il regroupait alors des centres de contrôle indépendants, séparés de la réparation automobile. Il n’existait pas encore de réseaux et ces indépendants avaient fait le choix de se doter du matériel spécifique au contrôle, en dehors de toute activité de réparation.

En 2005, le SNCTA participait indirectement à la reprise de tous les centres de contrôle appartenant aux DRIRE par le biais de l’un de ses membres, Autonome. 23 centres ainsi que quelques indépendants étaient ainsi repris en mains. Plus récemment, le syndicat était à l’origine de plusieurs procédures contre l’État, notamment concernant les centres auxiliaires de contrôle des poids-lourds. Cette action a abouti à une décision du Conseil d’État ordonnant la fin de ce type d’activité au sein des garages en 2016.

Présentation

Le S.N.C.T.A. a pour objet l’étude et la défense des droits et des intérêts matériels et moraux, tant collectifs qu’individuels, des entreprises, des organismes et des groupements professionnels exerçant une activité de contrôle technique automobile, à titre principal.

A ce jour, le S.N.C.T.A. est présent sur neuf zones géographiques : Nord Pas-de-Calais, Ile de France, Grand-Ouest, Aquitaine, Centre, Grand-Sud, Est, Rhône-Alpes, départements et territoires d’Outre-Mer.

Depuis la création du contrôle technique, le S.N.C.T.A. joue un rôle important en participant activement à la défense de notre Profession.

Bien avant les autres, depuis 1985, après avoir participé à la construction de ce métier, il est le seul syndicat à regrouper exclusivement des professionnels du contrôle technique automobile.

Son Histoire

Le Syndicat des Professionnels du Pneu a été créé en 1929. Il regroupe des spécialistes des pneumatiques alors même que l’économie française, encore très agricole, est plus habituée aux charrettes qu’aux automobiles. C’est l’époque où Michelin équipe le pays de bornes kilométriques et de panneaux indicateurs et répertorie les ateliers en mesure de réparer des pneumatiques. Ils  seront regroupés au sein de la première Chambre Syndicale du Pneumatique.

Les grandes étapes qui marquent ensuite la vie du syndicat ont lieu durant les années 80/90, avec la structuration de réseaux de distribution.

Présentation

L’organisation regroupe les entreprises de distribution spécialisée indépendantes ou affiliées à 8 grands réseaux ou enseignes nationales et les principales sociétés de manufacture, les grossistes et importateurs de pneumatiques.

Le SPP :

  • Mesure et informe du poids économique du secteur, décrypte les grandes tendances d’usage et de consommation du pneumatique en France.

  • Informe de manière objective et transparente, les consommateurs sur l’utilisation et la maintenance des pneumatiques, les règlementations en vigueur. Organise des actions de sensibilisation pour une utilisation de pneu durable et sans risque.

  • Décide de la politique environnementale de la filière, en concertation avec le Ministère de l’Écologie, du Développement durable, et de l’Énergie et notamment de la collecte des pneumatiques en fin de vie et de l’élimination progressive des décharges de pneus à ciel ouvert sur le territoire Français.

Les problèmatiques métiers

La sécurité routière avant tout
Le permis de conduire s’est invité dans la loi Macron. En effet, ce qui au départ ne devait concerner que la privatisation des examens du code de la route et du permis poids lourds afin de réduire in fine les délais d’attentes pour les candidats au permis B, s’est en réalité transformé en une série d’amendements de toutes sortes laissant ainsi entendre aux Français que le coût de la formation au permis de conduire en serait d’autant réduit. 

De telles dispositions, basées essentiellement sur une démarche consumériste, auraient pour conséquence de mettre à bas tout le rôle éducatif en termes de sécurité routière qu’assurent nos établissements notamment auprès des publics jeunes demandeurs du permis de conduire. 

Dispositions d’autant plus inacceptables quand on sait qu’elles engendraient potentiellement une augmentation de l’accidentologie routière en général mais également et surtout auprès des jeunes conducteurs, population, faut-il le rappeler, déjà surreprésentée dans les accidents de la route. 

L’UNIDEC dont la préoccupation essentielle reste la SECURITE ROUTIERE, est présente dans tous les débats pour faire entendre raison à nos décideurs, que ce soit au niveau de l‘Assemblée Nationale, du Sénat ou dans les cabinets ministériels. 

Manque de places d’examens
Depuis des décennies l’UNIDEC agit pour obtenir de l’administration qu’elle assure pleinement sa mission de service public organisatrice des examens du permis de conduire, permettant ainsi à tous les candidats de pouvoir se présenter ou se représenter dans des délais raisonnables. 

Dans ce domaine la France se démarque des autres pays européens en imposant des délais trois fois plus importants que dans les autres pays d’Europe. (4.5 mois contre 1.5 mois). Ces délais inacceptables alourdissent la facture du permis de conduire en obligeant les élèves/candidats à prendre des cours de conduite dans l’attente d’une place d’examen. 

Sous la forte pression de l’UNIDEC l’Etat a pris conscience de cette situation et a été amené, par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur Monsieur Cazeneuve, à prendre en urgence plusieurs mesures visant à réduire ces délais notamment en recentrant la mission des examinateurs du permis de conduire sur le passage des examens du permis de conduire B. 

Les problèmatiques métiers

Accès à la profession

Le métier de contrôleur technique requiert tout à la fois un haut niveau d’expertise et une mise à jour constante des connaissances techniques et des évolutions règlementaires. Attirer et recruter de futurs contrôleurs et leur assurer un potentiel de progression est une obligation pour garantir un service de qualité à moyen et long terme. Le Syndicat oeuvre pour encourager les vocations. 

Déontologie et éthique
Le métier du contrôle technique est réglementé. L’une des principales problématique de la profession est et sera de maintenir un haut niveau d’éthique dans tous les centres. Les manquements à ce code de déontologie nuisent à la Profession tout entière, le devoir d’un syndicat est tout à la fois de les définir et de s’assurer de leur respect.

Les problèmatiques métiers

La place de l'automobile
Durant la dernière décennie, le taux de remplacement des pneumatiques tourisme s’est affaiblit. Ceci est dû, en partie, à la diminution conjuguée de l’équipement des véhicules personnels par ménage et au tassement du kilométrage moyen. La désaffection des Français pour l’automobile privilégiant d’autres modes de déplacements moins couteux et moins polluants, devrait avoir des effets négatifs sur les ventes. Le pneumatique demeure néanmoins un des organes du véhicule susceptible d’influer significativement sur la consommation de carburant.
Évolutions des modes de consommation

Les stratégies alternatives de consommation à potentiel de développement s’orientent vers le « faire soi-même ». L’essor des Web Dealers sur le marché de l’après-vente (y compris pneumatique) est fortement corrélé à cette tendance du « réparer soi-même ». Il convient néanmoins de relativiser l’importance de ces évolutions. Le recours à un professionnel demeure un passage obligé compte tenu de la difficulté à identifier le bon pneu et à disposer de l’outillage et des compétences adéquates. 

Les évolutions technologiques
L’accroissement programmé du nombre de véhicules connectés entrainera un changement de paradigme pour tous les acteurs de l’écosystème automobile traditionnel. Les enjeux sont considérables et le contexte technologique et sociétal est propice. La logique de maintenance sera modifiée, passant du curatif au prédictif individualisé, basée non plus sur des critères d’usure moyenne des pièces mais sur les habitudes de déplacement et de conduite de chaque automobiliste. La connectivité dans les véhicules génèrera de nouvelles données qui pourront être traitées soit par les acteurs traditionnels en capacité d’orienter les flux de véhicules vers leurs ateliers soit par de nouveaux entrants capables d’imposer leurs standards à l’ensemble du marché.